Voyager vert : des solutions pour réduire l’empreinte écologique

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Des effets des perturbations climatiques qui sont de plus en plus observables, des particules de plastique dans nos lacs, nos océans, nos sols, nos cancers, des espèces qui disparaissent… Force nous est de constater qu’il est minuit moins une pour cette boule bleue qui est là nôtre. On est en 2018, et la Terre a gros bobo. Offrons-nous en vrac quelques pistes de solution à petite échelle!

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L’activité humaine hypothèque de plus en plus lourdement notre environnement, et voyager ne fait pas exception à la règle. Les désirs d’aller voir par-delà l’horizon comportent leur lot de conséquences sur la planète. Il est de la responsabilité de chacun de prendre conscience des dommages éventuels qu’il inflige à l’échelle locale et mondiale, et de multiplier les mesures concrètes visant à diminuer son empreinte.

À la maison, chaque année, nous adoptons comme plusieurs familles une série de nouvelles habitudes de vie : achat en vrac, ou d’aliments biologiques ou locaux autant que possible, diminution graduelle du plastique, produits ménagers et corporels écolos, pour n’en nommer que quelques-unes. Impossible de changer TOUTES les habitudes d’un coup, mais chaque geste compte pour beaucoup s’il est reproduit sur le long terme.

L’une des raisons qui nous poussent à voyager avec les enfants (malgré qu’on vous invite à ne SURTOUT pas tomber dans ce piège) est de leur ouvrir un peu plus les yeux sur la beauté de notre monde, et l’importance des efforts visant à le conserver, voire à le revaloriser.

Pour apporter notre pierre à l’édifice, je vous propose quelques choix de consommation que nous souhaitons faire pendant notre préparation et au cours du voyage.

Voyager lentement et par voie terrestre

Les déplacements, particulièrement par voies aériennes, sont responsables d’une grande portion des émissions totales de GES. Le simple fait de choisir de voyager lentement, en plus de permettre aux baroudeurs de profiter un peu des lieux visités et des rencontres sur place, réduit considérablement l’empreinte écologique du voyage. Le vélo, le train, l’autobus et même la voiture constituent déjà des avenues beaucoup plus souhaitables lorsque c’est possible.

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SteriPEN et gourdes

Les déchets de plastique sont un véritable fléau, et en Asie, les effets de cette surconsommation sont notables, entre autres sur plusieurs plages et le long des voies ferrées. Il est plutôt troublant de penser que tout le plastique qui a été produit jusqu’ici sur la planète y est toujours, enfoui, décomposé, flottant, avalé, intégré.

En voyage, et à plus forte raison dans les pays chauds, la consommation de grandes quantités d’eau potable est inévitable. Or, cette eau est vendue dans des bouteilles de plastique qui ne sont souvent pas recyclées. Au bout d’un an, en plus de constituer tout un budget en soi, je peux vous assurer que ça s’amoncelle vite.

Une belle solution de rechange que nous avons découverte après nos recherches est le système de traitement d’eau par lumière UV. Plusieurs modèles existent, mais nous avons opté pour le StériPEN rechargeable grâce à son port USB. Où que vous soyez, il permet de traiter l’eau du robinet en quelques secondes, pour autant qu’elle ne contienne pas de particules à filtrer, afin d’en éliminer les bactéries et éléments pathogènes. Combiné à une ou plusieurs gourdes, dont certaines peuvent être souples pour en faciliter le rangement à vide, ce chouette bidule permettra de réduire de beaucoup la consommation de plastique. Il s’agit de planifier un peu pour traiter l’eau avant une sortie, ou bien de l’apporter, et le tour est joué! Du moins, c’est ce qu’on croit; on vous en donnera des nouvelles.

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Savon et shampoing en barre

Il y a déjà un moment que, par souci de ce que contiennent la plupart des pains de savon en pharmacie, nous choisissons les nôtres avec grand soin. L’an dernier, nous avons jeté notre dévolu sur la Savonnerie Les Diligences, avec sa boîte économique de 28 savons. Un véritable plaisir! Pour le voyage, toujours dans cette même optique de réduire la consommation de déchets et d’ingrédients toxiques, nous optons pour des pains de shampoing dont nous connaissons les ingrédients. Leur utilisation, qui est beaucoup plus agréable que je ne l’aurais cru au départ, permet également de réduire le poids des bagages (une bouteille de shampoing, c’est lourd!), d’éviter les dégâts dans la trousse, de réduire l’exposition aux éléments toxiques et aux perturbateurs endocriniens contenus dans plusieurs produits corporels. Les avantages sont multiples!

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Après qu’il se soit glissé dans le bas de Noël, nous avons testé le pain de shampoing Menthe Melaleuca de la Coop Coco. Et nous avons été conquis! D’autres entreprises en proposent aussi, dont Lush. Reste à voir lesquels nous accompagneront sur la route!

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Et pour le transport? Il existe des sacs à savons conçus pour faire du travail propre. La Savonnerie Les Diligences en propose un, le sac à savons Eko Nature, qui fera sans doute partie de nos prochains achats fous fous.

Coupe menstruelle, Thinx et serviettes lavables

Nous arrivons dans la partie excessivement glamour du programme. La coupe menstruelle n’a plus à faire ses preuves. Et mesdames, elle accédera facilement au rang de vos meilleures compagnes de voyage pour son côté pratique, écologique, hygiénique et portatif.

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menstrualcups.wordpress.com

Pour les longues journées en déplacement, ou pour plus de sécurité, les voyageuses pourront aussi choisir parmi les nombreux modèles de serviettes hygiéniques et protège-culottes lavables proposés par de nombreuses entreprises, dont certaines sont québécoises.

Vous pourrez aussi opter pour les sous-vêtements Thinx, une entreprise innovante très en vue sur les médias sociaux avec sa campagne publicitaire originale, qui propose plusieurs modèles et coloris de petites culottes qui contiennent les règles sans gâchis gênants. Une amie a tenté l’expérience et a tout de suite voulu s’en procurer quelques autres. Je vous ferai peut-être une petite chronique sur le sujet, dès que j’aurai acheté et testé la chose sur la route.

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 Sacs réutilisables

Les petits sacs de plastique à usage unique, après nous avoir tous et toutes accompagnés pendant tant d’années, se révèlent comme étant de véritables aberrations. Fini les horreurs environnementales pour satisfaire une petite paresse au quotidien. Le choix de solutions de rechange, là aussi, est vaste et souvent joli, et les excuses pour les éviter tiennent de moins en moins la route.

D’ailleurs, nous comptons bien en glisser quelques-unes de ces solutions dans nos sacs à dos! Étant de grands adeptes de marchés (c’est à peu près toujours notre premier stop dans un nouvel endroit), nous avons vite constaté qu’en voyage, on accumule les sacs de plastique à une vitesse faramineuse.

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Plats réutilisables

En mangeant sur le pouce, après s’être laissés tenter par la bouffe de rue vendue dans une petite kiosque, les voyageurs se retrouvent souvent avec des contenants pour emporter qui ne sont ni recyclables, ni écologiques, et toujours à usage unique. Pourquoi ne pas apporter un peu de vaisselle et d’ustensiles réutilisables? Les modèles avec couvercle permettront le transport plus facile, et les contenants profonds pourront contenir aussi les liquides.

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Et les pailles de plastique, avouons-le, ne font pas trop bonne figure. Leur utilisation nous font prendre de plus en plus conscience que nos caprices peuvent entraîner de lourdes conséquences. Certaines villes envisagent d’ailleurs d’en interdire l’utilisation et la vente. Meilleure façon de les éviter : s’en passer! Mais les plus motivés pourront s’en procurer en acier inoxydable. Celles-ci doivent toutefois être nettoyées avec soin avec une petite brosse de mini cheminot pour éviter la prolifération de petits amis intempestifs.

Couches réutilisables

Durant notre voyage au Nicaragua, nous avions opté pour les pañales jetables. Mais quel aria de les transporter! Les couches sont très volumineuses dans les bagages, sans compter qu’elles aussi entraînent des conséquences terribles sur l’environnement. Du côté de nos grands garçons, c’est réglé. Mais notre petite baroudeuse porte encore des couches la nuit. Cette fois-ci, nous jetterons notre dévolu sur les couches lavables. Notre choix n’est pas encore arrêté, mais ça ne saurait tarder. À suivre…

Voyager léger et à petit prix, oui, mais à quel prix?

En prime, je vous fais part d’une petite réflexion bien personnelle issue de la lecture de nombreux blogues et conseils de voyage de pertinence variée. Il s’agit de mon bien maigre grain de sel, qui se fondra dans une marée virtuelle de blogues déjà peut-être bien saturée en sodium. Mais voilà.

La tendance actuelle est aux voyages à petit prix, grâce à la multiplication de l’offre de transporteurs aériens à rabais. Yéééé! Goodie! Il est très instagrammable (oui, c’est de mon cru) d’atteindre le niveau « ascète chevronné » dans la course à la réduction du volume de bagages à un degré de minimaliste que personne n’avait encore cru possible de réaliser. Mais soyons honnêtes avec notre moi profond. Les habitudes qui sont souvent proposées pour voyager plus léger et ne pas avoir de bagages à enregistrer ne sont pas toutes bonnes à adopter, ou du moins exigent une réflexion préliminaire…

Je vous illustre le propos par une exemple. En achetant, dans une grande surface, une grosse bouteille toute de plastique vêtue et contenant du shampoing, du revitalisant, de la crème solaire ou de l’aloès pour en transvider une petite quantité dans de plus petites bouteilles de plastique, hermétiques, possiblement fabriquées ironiquement à deux pas de notre destination de voyage en sac à dos ou de tout-inclus, avant d’être importées des centaines de kilomètres plus loin, dans ce même magasin grande surface, ne contribuons-nous pas à l’aberration environnementale que nous souhaiterions tous éliminer en regardant des vidéos pleines de bons sentiments sur les médias sociaux?(Vous avez toujours un peu de souffle après cette phrase-fleuve-pollué?) Nous sentons-nous alors véritablement de notre époque, en étroite relation avec notre ère et ambassadeur du minimaliste et de la conscience de ce que devient la planète? Au nom du pratico-pratique, nous avons longtemps commis bien des erreurs maintenant difficiles à réparer. Et cette bouteille de plastique nous rendra tôt ou tard la monnaie de sa pièce! Je sais… la charge mentale de ceux qui entretiennent une fibre écologiste est lourde. Mais il ne s’agit pas de faire du traveler-shaming, mais bien de se donne la peine de faire ses propres choix éclairés. Et de prendre les choses une nouvelle habitude à la fois.

 

Et vous, comment vous assurez-vous de réduire votre empreinte écologique en voyage? Nous sommes intéressés à entendre vos idées!

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